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Découvrir les boissons japonaises

Découvrir les boissons japonaises

Les premières idées qui viennent à l’esprit lorsque l’on parle du Japon sont des villes ultra peuplées, un mode de vie minimaliste, une passion pour la culture Manga ou encore une cuisine saine et raffinée composée essentiellement de poissons. Mais en va-t-il autant des boissons ? Sur ce sujet, la réputation du Japon en matière de whisky et de saké n’est plus à faire mais contrairement à l’alimentation qui est restée encore très traditionnelle, les boissons japonaises sont très variées et bien plus originales que celles des pays occidentaux. On vous explique pourquoi dans cet article.

Les boissons sans alcool

Ce qui frappe en premier lorsque l’on se rend dans un supermarché japonais au rayon boissons, c’est la palette de couleurs des emballages. Les boissons japonaises ont en effet la particularité d’être mises en bouteille dans des contenants aux couleurs vives et acidulées qui ont conservé un côté très enfantin.

Les étiquettes sont donc roses fluo, rose fuchsia, mais aussi des jaunes bouton d’or ou des oranges très agressifs. La couleur n’a parfois rien à voir avec le goût même de la boisson car l’objectif des différentes marques est d’attirer avant tour l’œil du client.

Au niveau du choix, les japonais sont très friands de thés aromatisés à la fraise, au lychee, ou des thés verts et matcha glacés. On trouve aussi beaucoup de limonades traditionnelles même si les bouteilles sont toutes aussi vives que les autres et n’affichent rien pouvant laisser penser à une méthode de fabrication artisanale. Parmi elles, la marque emblématique est la Ramune dont la bouteille est fermée par une bille en verre.

Les japonais sont aussi friands de sodas en tout genre vendus généralement en canettes.

Le Happōshu a l'odeur et le goût de la bière, mais le gouvernement japonais ne le classe pas comme tel car il ne répond pas aux exigences essentielles de la loi.

L'alcool au Japon n'est pas bon marché et ce, grâce aux taxes élevées qu'il faut payer, ce qui explique l'existence de cette boisson. Les producteurs de ce ferment le fabriquent avec moins de malt afin d'éviter d'en faire un produit cher et peu appétissant.

Il est facile de tomber dans le piège de boire de la bière qui est en fait happōshu, et il est facile de s'embrouiller. Mais si vous cherchez un produit moins cher que le chela japonais, léger et facile à boire, essayez-le.

Les boissons alcoolisées

La plus célèbre est évidemment le saké mais le terme signifie boisson alcoolisée d’une manière générique alors que le célèbre alcool de riz qui se boit classiquement dans un petit récipient en porcelaine est dénommé nihonshu ou de seishu.

Il faut en principe 30 à 40 litres d’eau pour fabriquer un litre de saké et l’utilisation d’un riz très particulier dont il existe 80 variétés. Le grain est d’abord poli pour qu’il libère sa saveur et il va être cuit à la vapeur et ensemencé avec un champignon qui va permettre sa fermentation. Il peut se déguster glacé ou légèrement tiède.

Il y a un autre alcool dans lequel le japon excelle : il s’agit du whisky et beaucoup d’amateurs pensent que ce pays a désormais dépassé largement l’Ecosse. Les deux marques les plus connues sont Nikka et Suntory et elles produisent aussi bien des single malts que des blends ou des blended malts.

La pureté de l’eau japonaise fait aussi le secret de leur whisky et la marque Yamazaki est même propriétaire de sa propre source.

Enfin, la distillation à basse pression est une des spécificités du whisky japonais et elle n’est possible que si la distillerie se situe à une altitude déjà élevée. C’est le cas de celles de Hkushu et Mars Shinshu situées entre 700 et 800 mètres ce qui permet une ébullition à plus basse température qu’au niveau de la mer.

Le Shöchu

Le shōchu est une boisson à base de riz ; la différence avec le saké est qu'il s'agit d'un distillat. Ce mot signifie "alcool brûlé" et c’est un plaisir après dîner.

Il a une teneur en alcool plus élevée que le saké, environ 30°. Bien que la concurrence avec le whisky japonais soit féroce de nos jours, le Shōchu gagne beaucoup de terrain.

Les ingrédients pour le fabriquer sont le riz, l'eau, le koji et la levure. Une fois fermenté, il subit deux distillations, généralement dans des alambics.

Il est ensuite vieilli pendant un à trois ans dans des fûts en bois, des tonneaux en acier ou des pots en terre cuite. Les produits de cette dernière méthode sont plus précieux : la porosité de la matière lui donne du corps et de la saveur.

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