Assurances

Quelle complémentaire santé choisir pour une personne invalide ?

Les assureurs proposent des formules destinées à couvrir les besoins de santé spécifiques des personnes en situation de handicap. Les garanties en question s’adressent aux personnes à mobilité réduite, mais aussi aux personnes âgées en situation de dépendance totale ou partielle. Mais sur quels critères faut-il fixer le choix d’une complémentaire santé ? Quel type de contrat faut-il privilégier ? Eléments de réponse.

1)L’absence de période d’attente

La période d’attente, ou délai de carence, est l’intervalle de temps qui suit la souscription d’une complémentaire santé et pendant lequel l’assuré n’a pas droit à des remboursements. Cette caractéristique n’est évidemment pas compatible avec les besoins de santé d’une personne en situation de handicap. L’absence de délai de carence est d’autant plus primordiale lorsqu’une hospitalisation ou un achat de dispositif médical est prévue dans les jours ou les semaines qui suivent la souscription du contrat.

2)L’absence de questionnaire médical

Cette caractéristique peut avantager un assuré en bonne santé qui peut obtenir des réductions tarifaires. Dans le cas d’une personne invalide, c’est tout le contraire. Au mieux, le coût de la mutuelle est extrêmement élevé. Au pire, l’assureur peut lui refuser purement et simplement toute couverture de santé. Quand bien même un organisme accepterait de prendre en charge un invalide, les informations fournies par le questionnaire sont autant d’arguments, certes implicites, en faveur d’exclusions de garanties parfois essentielles pour le patient.

3)L’assistance à domicile

La prise en compte de l’état dépendance, que celle-ci soit totale ou partielle, est un des premiers critères de sélections d’une mutuelle. Le contrat doit couvrir les coûts des services d’assistance : aide-ménagère, infirmière à domicile, livraison de médicaments, etc. Après il faut se mettre à la place des assureurs. Ces besoins de santé coûtent cher. Et si le courtier indépendant Santors vous recommande la souscription d’une mutuelle à 400 % ou même à 500 %, c’est surtout pour garantir une couverture optimale. Parfois, la souscription d’une surcomplémentaire peut être nécessaire.

4)L’absence de limitation d’âge

Cette caractéristique est toute aussi essentielle pour les séniors, même en bonne santé. Dans la pratique, certains contrats sont rompus à raison du grand âge – ou dans d’autres cas, le coût de l’assurance augmente parfois en même temps que le nombre d’exclusions de garanties. L’absence d’âge limite est d’autant plus primordiale que de nombreux handicaps moteurs ou mentaux aggravent sérieusement l’état de dépendance des personnes âgées. Désormais lorsque vous comparez des formules de santé, basez-vous sur ces 4 critères afin de ne retenir que les contrats correspondant à vos besoins de santé réels.

5) Le choix de la formule en fonction du handicap et/ou du degré de dépendance

Pour avoir une couverture satisfaisante, il est recommandé de cibler les postes de santé prioritaires. De cette manière, on s’assure que les garanties correspondent au mieux aux besoins médicaux. Cette règle est d’ailleurs valable pour tout le monde, avec ou sans handicaps. Après, il faut se demander s’il est plus pertinent de souscrire une mutuelle spécifique ou se contenter des garanties proposées par une mutuelle pour pathologies lourdes.
  1. Le sourd et le malentendant
La personne n’a pas besoin d’un contrat couvrant les appareils auditifs ou la consultation d’un orthophoniste. On recommande plutôt la souscription d’une mutuelle  qui prend en charge les frais chirurgicaux et neurologiques ainsi que l’implant cochléaire.  
  1. L’aveugle et le malvoyant
En cas de cécité totale, les risques de chute ou d’accident sont plus importants. Dès lors, il est raisonnable de souscrire une mutuelle couvrant les frais d’hospitalisation.   Pour le cas des personnes âgées souffrant de dégénérescence maculaire liée à l’âge, il est plutôt recommandé de souscrire une assurance santé couvrant les frais de lunettes grossissantes. Le montant d’une telle prise en charge peut atteindre 750 € ou même 850 €.  
  1. Le handicapé moteur
La mutuelle à choisir est celle qui prend en charge tout l’appareillage destiné à pallier à la perte de mobilité ou de capacités motrices du patient. Cela inclut notamment les béquilles, les prothèses, le fauteuil roulant, le lit médicalisé, sans oublier les massages anti-escarres.  
  1. Le handicapé mental ou psychique
Les personnes ayant un quotient intellectuel en dessous de 69 sont considérées comme mentalement déficientes. Leurs premiers postes de santé sont bien évidemment les rééducations dans les établissements spécialisés. Leur entourage doit donc s’assurer que la mutuelle couvre ces dépenses. C’est encore mieux si le contrat prévoit une garantie pour les traitements destinés à faciliter la réintégration sociale du handicapé mental.   Les principaux postes de santé des handicapés psychiques sont surtout les séances de psychothérapie ainsi que les thérapies de groupe. A partir du moment où ces dépenses sont identifiées, elles doivent être priorisées dans le choix des formules proposées par les différents assureurs.   Il ne faut jamais perdre de vue les risques de rechute ou d’aggravation de l’infirmité, même après des semaines ou des mois de rémission. Il vaut donc mieux souscrire une mutuelle qui prend en charge cette éventualité.